[POWERED BY ENKY] Vous souhaitez investir dans des projets dâameublement durable et recevoir entre 6 % et 8 % de rendement ? Câest possible grĂące Ă Enky. Enky est une startup belge spĂ©cialisĂ©e dans la location de mobilier de haute qualitĂ© aux entreprises qui cherchent de la flexibilitĂ© (bureaux, hĂŽtellerie, immobilier locatif). Elle compte comme clients des entreprises comme Natixis, Payplug, le groupe BPCE ou encore Kymono. BĂ©nĂ©ficiez de 100 ⏠de crĂ©dit dĂšs que vous investissez 500 ⏠(jusquâĂ 300 ⏠de crĂ©dit maximum) grĂące Ă ce lien.
đ©âđ« Ce que vous allez apprendre dans cette Ă©dition :
đČ Comment utiliser la thĂ©orie des jeux pour expliquer la dissolution de lâAssemblĂ©e nationale par Emmanuel Macron ?
đšâđŒ Focus sur les mesures liĂ©es au marchĂ© du travail des diffĂ©rents partis.
đĄ Focus sur les mesures liĂ©es au marchĂ© de lâimmobilier des diffĂ©rents partis.
đïž Comment fonctionnent les Ă©lections lĂ©gislatives ?
đ«đ· Comment fonctionne la dĂ©mocratie française ?
đź Ă quoi pourrait ressembler lâAssemblĂ©e nationale le 7 juillet ?
â± Temps de lecture : pas mal de minutes. đ
đ Snowball est un collectif de newsletters sur les finances personnelles qui a deux objectifs principaux :
vulgariser lâunivers de la finance, de lâĂ©conomie, de lâinvestissement et de lâargent en gĂ©nĂ©ralâ;
vous aider Ă passer Ă lâaction.
Hey Snowballersâ!
Ici Yoann, jâespĂšre que vous allez bien !
Pour une meilleure expĂ©rience de lecture, je vous conseille de lire cette Ă©dition en ligne en cliquant ici ou bien sur ce bouton. đ
Cette semaine, on va parler politique et Ă©lections lĂ©gislatives ! Terrain trĂšs glissant comme me lâa fait remarquer ce cher Antoine, il y a quelques jours, quand jâai parlĂ© programme Ă©conomique du RN dans une des derniĂšres Ă©ditionsâŠ
Pas Ă©vident de rester neutre, mais anyway, on va tenter !
Mais pourquoi parler politique dans un média sur les finances personnelles ?
Vous croyez quâelles viennent dâoĂč les rĂšgles de fiscalitĂ© sur les plus-values, les rĂšgles de location de votre meublĂ©, les droits Ă des primes ou encore la variĂ©tĂ© de produits financiers dans lesquels on peut investir ou non en France ?
Ce nâest pas le marchĂ© qui les dicte, mais les femmes et hommes politiques de notre pays.
Dimanche prochain et celui dâaprĂšs, nous allons donc Ă©lire nos futurs dĂ©putĂ©s et ces Ă©lections pourront avoir un impact direct sur nos finances persos.
On va donc tenter dâexpliquer tout ça aujourdâhui.
đïž Mais avant de commencer, vous voulez investir dans des actifs alternatifs et gagner entre 100 ⏠et 300 ⏠de bonus ?
đïž [PARTENAIRE QUâON đ] Comme plus de 200 investisseurs en 2 mois (y compris des Snowballers), vous souhaitez investir dans des projets d'ameublement durable et recevoir entre 6 % et 8 % de rendement (avec certains projets qui vous remboursent le capital investi Ă la fin) ? Câest possible grĂące Ă Enky ! Bonus : utilisez ce lien et recevez 100 ⏠de crĂ©dit dĂšs que vous investissez 500 ⏠et jusquâĂ 300 ⏠si vous investissez plus de 5000 âŹ.
Je suis un grand fan de ces nouveaux modĂšles Ă©conomiques qui permettent aux gens de participer Ă la crĂ©ation de valeur dâune entreprise et au dĂ©veloppement durable tout en recevant des rendements en Ă©change.
Enky en fait partie ! Vous permettez Ă lâentreprise de financer des meubles pour ses clients et vous recevez des rendements en Ă©change⊠Malin. Et vous pouvez mĂȘme diversifier en choisissant des projets d'ameublement variĂ©s : immobilier rĂ©sidentiel, espaces professionnels, ou mĂȘme les cafĂ©s, hĂŽtels et restaurants.
Enky est une startup belge spécialisée dans la location de mobilier de haute qualité aux entreprises qui cherchent de la flexibilité. Elle compte comme clients des entreprises comme Natixis, Payplug, le groupe BPCE ou encore Kymono.
Et vous pouvez désormais financer ce mobilier et toucher une partie des revenus générés par la location. Comment ça marche ?
Les clients choisissent le mobilier quâils souhaitent louer ;
Vous pouvez investir dans leurs projets dÚs 500 ⏠;
Tous les mois, vous recevez des revenus avec un rendement compris entre 6 % et 8 % ;
Vous pouvez investir en tant que particulier ou avec votre entreprise ;
Enky garantit votre capital.
đ NouveautĂ© 1 : certains projets remboursent le capital Ă la fin dâune pĂ©riode et vous versent des intĂ©rĂȘts tous les mois.
đ Nouveau 2 : un programme de parrainage super intĂ©ressant ! Parrainez un ami et vous recevrez tous les deux des âŹâŹâŹâŹ :
Investissement entre 500 ⏠et 2000 ⏠â vous recevez tous les deux 100 ⏠de crĂ©dit ;
Entre 2001 ⏠et 5000 ⏠â vous recevez tous les deux 200 ⏠de crĂ©dit ;
Plus de 5000 ⏠â vous recevez tous les deux 300 âŹ.
đïž Ce genre dâinvestissement vous intĂ©resse ? Investissez via ce lien et bĂ©nĂ©ficiez de 100 ⏠de crĂ©dit dĂšs que vous investissez 500 ⏠(jusquâĂ 300 ⏠de crĂ©dit maximum).
Ălections lĂ©gislatives : fonctionnement, dissolution et thĂ©orie des jeux, impact sur le travail, lâimmobilier et les finances publiques
Introduction - Câest quoi les Ă©lections lĂ©gislatives et un avertissement sur les analyses comptables des programmes
Ah, ils sont trĂšs loin les cours dâĂ©ducation civiqueâŠ
Du coup, pour se rafraßchir la mémoire, on va reprendre les bases.
Commençons par parler de notre modÚle de démocratie.
Dans lâexcellente vidĂ©o de LâEsprit Critique que je vais utiliser Ă plusieurs reprises aujourdâhui, on nous rappelle quâil existe plusieurs modĂšles de dĂ©mocratie dans le monde.
Les deux grands modÚles de démocratie sont le modÚle parlementaire et le modÚle présidentiel :
Le rĂ©gime parlementaire : le pouvoir est partagĂ© entre le Parlement et le Premier ministre. Câest le cas du Royaume-Uni ou encore de lâAllemagne.
Le rĂ©gime prĂ©sidentiel : le prĂ©sident a le pouvoir exĂ©cutif et n'a pas de comptes Ă rendre au Parlement. Câest le cas des Ătats-Unis et du BrĂ©sil, par exemple.
La France a un régime semi-présidentiel, qui combine des éléments des deux modÚles. Parce que⊠pourquoi pas ?
Du coup, quels sont les pouvoirs du président de la République française ?
Le président a le pouvoir exécutif, mais il le partage avec le Premier ministre. En gros, ils prennent des décisions politiques, ils exécutent les lois et ils sont en charge de mener la politique intérieure (Premier ministre) et étrangÚre (président) du pays.
Il peut nommer le Premier ministre et dissoudre l'Assemblée nationale.
Il a également des pouvoirs importants en matiÚre de diplomatie et de défense.
Et les pouvoirs du Parlement français ?
Le Parlement est composé de deux chambres : l'Assemblée nationale et le Sénat.
Il a le pouvoir législatif, c'est-à -dire qu'il vote les lois.
Il peut Ă©galement contrĂŽler le gouvernement en lui posant des questions et en votant des motions de censure.
Focus sur lâAssemblĂ©e nationale et les Ă©lections lĂ©gislatives.
â Les Ă©lections lĂ©gislatives permettent donc dâĂ©lire 577 dĂ©putĂ©s qui composent lâhĂ©micycle de lâAssemblĂ©e nationale.
â Logiquement, les Ă©lections lĂ©gislatives doivent avoir lieu tous les 5 ans, sauf si le prĂ©sident dĂ©cide de dissoudre cette derniĂšre. Câest ce que le prĂ©sident a dĂ©cidĂ© de faire le 9 juin dernier.
â Ces nouveaux dĂ©putĂ©s seront Ă©lus jusquâen 2029, sauf sâil y a une nouvelle dissolution (qui sera possible dans un an, en juin 2025).
â Un dĂ©putĂ© est Ă©lu au sein dâune circonscription lĂ©gislative (une division gĂ©ographique). Si vous avez bien suivi, combien y a-t-il de circonscriptions ? 577, câest bien ça. Il en existe donc plusieurs par dĂ©partement.
â 1er tour : vous aurez le choix entre plusieurs candidats avec un nombre qui peut varier selon les circonscriptions.
â 2e tour : il reste les deux candidats qui sont arrivĂ©s en tĂȘte, mais aussi toutes les candidates et tous les candidats qui dĂ©passent les 12,5 %.
â Sâil y a 3 candidats au second tour, on appelle ça une triangulaire. Dâun point de vue stratĂ©gique, le 3e candidat peut potentiellement se retirer pour dire aux personnes qui ont votĂ© pour lui de voter pour le candidat de son choix et faire barrage Ă lâautre.
đĄ Les prochaines lĂ©gislatives devraient connaĂźtre un taux de participation relativement Ă©levĂ© qui favorisera la crĂ©ation de triangulaires. Une configuration plutĂŽt favorable au RN selon Les Ăchos.
â Un·e candidat·e peut ĂȘtre Ă©lu·e dĂšs le premier tour, mais seulement si :
Cette personne obtient plus de 50 % des suffrages exprimés ;
Elle réunit au moins 25 % des électeurs inscrits.
â Il sâagit donc dâun scrutin uninominal Ă 2 tours. Cela veut donc dire que si un parti rĂ©cupĂšre 51 % des votes dans toutes les circonscriptions, il aura 100 % des siĂšges Ă lâAssemblĂ©e nationale :
â Selon les rĂ©sultats, le Premier ministre et le gouvernement peuvent changer, car ces derniers doivent ĂȘtre issus de la majoritĂ© des dĂ©putĂ©s. Et câest lĂ que ça devient compliquĂ© (comme si ça ne lâĂ©tait dĂ©jĂ pas assez).
đš Avant de continuer, je voulais Ă©crire un petit avertissement sur les analyses comptables des programmes quâon peut voir un peu partout, y compris ici.
Oui, faire des analyses Ă©conomiques et comptables des programmes est une grille de lecture intĂ©ressante, mais elle ne doit pas ĂȘtre la seule. Tout comme les promesses des partis ne doivent pas ĂȘtre la seule chose Ă regarder.
Comme je le disais il y a quelques jours, la grande majorité des programmes ne sont jamais mis en place comme promis pendant les campagnes.
De ce fait, il faut se concentrer davantage sur les valeurs véhiculées par un parti et pas seulement sur des promesses économiques plus ou moins réalisables.
Cet article de MĂ©diapart sur le sujet partagĂ© par Botacats sur le Discord Snowball est dâailleurs intĂ©ressant pour nuancer les positions purement financiĂšres. Voici un extrait que je trouve intĂ©ressant :
Pendant des dĂ©cennies, la France a refusĂ© toute forme de SĂ©curitĂ© sociale sous le prĂ©texte financier. Mais en 1945, cette SĂ©curitĂ© sociale a Ă©tĂ© construite sur un rapport de force et une nĂ©cessitĂ© politique. Le financement a Ă©tĂ© construit par la suite. Un peu plus tĂŽt, toute la politique de Roosevelt, celle du premier New Deal, comme celle du rĂ©armement, sâest faite en ignorant lâimpossibilitĂ© financiĂšre qui avait rendu Hoover impuissant face Ă la crise. Nos « experts » actuels auraient sans doute jugĂ© la victoire des AlliĂ©s « irrĂ©aliste » en 1942 au regard de la situation des finances publiques Ă©tats-uniennes de lâĂ©poque. Dâailleurs, la droite Ă ce moment-lĂ prĂ©fĂ©rait nĂ©gocier avec Berlin et TokyoâŠ
Ou encore :
Au reste, ce critÚre de « réalisme » lié à des « chiffrages » est proprement douteux. Il repose ainsi sur des hypothÚses incertaines et toujours contestables, à la hausse comme à la baisse. Il est, à cet égard, amusant de voir les économistes doctes venir donner des leçons définitives sur ces programmes alors que leurs propres prévisions sont réguliÚrement défaillantes et en décalage constant avec la réalité.
Ouch. Câest pas faux cela ditâŠ
MalgrĂ© tout, je pense quâil ne faut pas laisser de cĂŽtĂ© lâaspect Ă©conomique des programmes, mais il faut le prendre avec des pincettes.
Utiliser la thĂ©orie des jeux pour expliquer la dĂ©cision de dissolution dâEmmanuel Macron
Le 9 juin dernier, Emmanuel Macron a dĂ©cidĂ© dâappuyer sur le bouton âResetâ suite Ă la dĂ©faite de son parti aux Ă©lections europĂ©ennes.
Mais déjà , pourquoi dissoudre une Assemblée nationale ? Regardons quelques exemples :
LĂ©gitimitĂ© : en 1962 et 1968, de Gaulle dĂ©cide de dissoudre lâAssemblĂ©e pour se redonner une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique suite Ă des crises.
Suite Ă une Ă©lection prĂ©sidentielle : avant, il existait un dĂ©calage entre les dates des Ă©lections lĂ©gislatives et celles des Ă©lections prĂ©sidentielles. Du coup, quand Mitterrand arrive au pouvoir en 1981, il dissout lâAssemblĂ©e nationale pour obtenir une majoritĂ© au Parlement et mieux gouverner. Idem en 1988 quand il est rĂ©Ă©lu.
Tactique : en 1997, Chirac dĂ©cide de dissoudre lâAssemblĂ©e nationale un an avant les Ă©lections prĂ©sidentielles, car il sait quâil les perdra en 1998. Il essaye de dĂ©stabiliser tout le monde avec ces Ă©lections anticipĂ©es. En effet, aprĂšs dissolution, les prochaines lĂ©gislatives doivent avoir lieu trĂšs rapidement (dans les 20 Ă 40 jours qui suivent), ce qui laisse trĂšs peu de temps pour faire campagne et cela crĂ©e souvent un sacrĂ© bordel (on a pu voir ça). Pas de chance pour Chirac, la gauche arrive Ă sâunir et remporte les lĂ©gislatives. Pari perdu⊠Cohabitation.
Du coup, que sâest-il passĂ© dans la tĂȘte de Macron cette fois ? Quel Ă©tait son objectif ? Se redonner une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique comme de Gaulle ou bien une tactique pour dĂ©stabiliser les autres partis ?
Dans ce récent article du Monde on peut lire :
Il [Emmanuel Macron] croise un grand patron, familier de lâĂlysĂ©e, qui lui glisse un mot dâencouragement : « Ăa va ? Pas trop dures ces journĂ©es ? » Le chef de lâĂtat sourit : « Mais pas du tout ! Je prĂ©pare ça depuis des semaines, et je suis ravi. Je leur ai balancĂ© ma grenade dĂ©goupillĂ©e dans les jambes. Maintenant, on va voir comment ils sâen sortent⊠»
MĂȘme si la prĂ©sidence dĂ©ment, on peut spĂ©culer quâil sâagit en effet dâune tactique pour Ă©clater la droite, la gauche et se mettre en rempart contre le RN.
Comme nous le fait remarquer LâEsprit Critique dans la vidĂ©o dont je vous parlais, câest le fameux âdiviser pour rĂ©gnerâ de Machiavel.
Dans la tĂȘte de Macron : justifier la volontĂ© de dissoudre lâAssemblĂ©e en utilisant la thĂ©orie des jeux
Pour illustrer comment la thĂ©orie des jeux peut ĂȘtre appliquĂ©e Ă la dĂ©cision de dissolution de l'AssemblĂ©e nationale par Emmanuel Macron, crĂ©ons un exemple trĂšs simplifiĂ©. Imaginons un jeu entre deux joueurs principaux : le prĂ©sident Macron et un parti d'opposition gĂ©nĂ©rique, que nous appellerons "Parti d'Opposition".
Définition des stratégies
Macron a deux stratégies :
Dissoudre l'Assemblée (D) ;
Ne pas dissoudre l'Assemblée (ND).
Parti d'Opposition a également deux stratégies :
Préparer une réponse unifiée et forte (U) ;
Ne pas se coordonner efficacement (N).
Payoffs (résultats)
Les rĂ©sultats pour chaque combinaison de stratĂ©gies pourraient ĂȘtre, en simplifiant, les suivants :
Si Macron dissout l'Assemblée et le Parti d'Opposition est unifié (D, U), Macron pourrait perdre de l'influence, car l'opposition est forte et coordonnée, mais il réussit à forcer une élection rapide (payoff de 1 pour Macron, 3 pour l'opposition).
Si Macron dissout l'Assemblée et l'opposition n'est pas unifiée (D, N), Macron gagne en tirant avantage de leur désorganisation (payoff de 3 pour Macron, 1 pour l'opposition).
Si Macron ne dissout pas l'AssemblĂ©e et l'opposition est unifiĂ©e (ND, U), l'opposition est prĂȘte Ă lutter efficacement au sein de l'AssemblĂ©e existante, diminuant l'influence de Macron (payoff de 1 pour Macron, 2 pour l'opposition).
Si Macron ne dissout pas l'Assemblée et l'opposition n'est pas unifiée (ND, N), Macron maintient un contrÎle relativement bon sans risque majeur (payoff de 2 pour Macron, 1 pour l'opposition).
Dans cette situation, la stratégie optimale pour Macron dépend de l'unité de l'opposition. Si l'opposition est susceptible de ne pas s'unifier, dissoudre l'Assemblée est clairement bénéfique pour Macron. Pour l'opposition, une réponse unifiée est toujours la meilleure option, car elle augmente systématiquement leurs payoffs.
L'Ă©quilibre de Nash dans ce jeu se produit quand Macron choisit de dissoudre l'AssemblĂ©e (D) et l'opposition choisit de se prĂ©parer et d'ĂȘtre unifiĂ©e (U), prĂ©voyant que Macron pourrait choisir de dissoudre pour profiter de leur dĂ©sorganisation potentielle. En thĂ©orie des jeux, un Ă©quilibre de Nash est une situation oĂč chaque joueur prĂ©voit correctement le choix des autres, chaque joueur maximise son gain, compte tenu de cette prĂ©vision
Cet Ă©quilibre montre que l'opposition pourrait avoir intĂ©rĂȘt Ă toujours rester prĂ©parĂ©e et unifiĂ©e, tandis que Macron doit Ă©valuer soigneusement les risques et les avantages de la dissolution face Ă une opposition potentiellement forte et organisĂ©e. Et câest donc lĂ que ça chauffeâŠ
Selon LâEsprit Critique, 3 scĂ©narios sont possibles suite Ă cette dissolution.
Scénario 1 : Emmanuel Macron obtient une majorité à l'Assemblée nationale
C'est le scénario le plus favorable pour le président Macron.
Il lui permettrait de mettre en Ćuvre ses rĂ©formes sans avoir Ă composer avec l'opposition.
Cependant, il est peu probable que ce scénario se réalise vu les derniers sondages.
Scénario 2 : Le Rassemblement National obtient une majorité absolue
C'est le scénario le plus redouté par les partisans d'Emmanuel Macron.
Il ferait du RN le premier parti de France et lui donnerait le pouvoir de former un gouvernement.
Cependant, il est également peu probable que ce scénario se réalise, car la gauche et la droite peuvent s'unir pour faire barrage au RN.
Scénario 3 : L'Assemblée nationale est ingouvernable
C'est le scénario le plus probable.
Il n'y aurait pas de majorité claire à l'Assemblée nationale, ce qui rendrait difficile le vote des lois, des budgets, etc.
Le prĂ©sident pourrait donc ĂȘtre contraint de dissoudre l'AssemblĂ©e nationale une nouvelle fois lâannĂ©e prochaine.
Et vos finances dans toute cette histoire ?
Bon, on pourrait Ă©crire un livre sur le sujet, donc je vais me limiter Ă deux choses qui pourront vous impacter directement ou indirectement :
Propositions des partis liĂ©es au travail (prime de partage, Smic, exonĂ©ration de cotisations patronales) avec lâaide prĂ©cieuse de Vincent qui rĂ©dige Snowball - La bonne paye.
Propositions des partis liĂ©es Ă lâimmobilier avec lâaide prĂ©cieuse de MylĂšne qui rĂ©dige Snowball - Igloo.
Travail
[YOANN] Tout le texte qui suit a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par Vincent. Voici dâailleurs sa derniĂšre Ă©dition Snowball - La bonne paye :
[VINCENT] Avant dâentrer dans le vif du sujet et dâexaminer les mesures relatives Ă lâaugmentation des revenus du travail de chaque parti politique, il me semble intĂ©ressant de comprendre comment sâorganisent les financements des dispositifs de soutien Ă lâemploi et de notre systĂšme de protection sociale.
Ă lâarrivĂ©e, tout ça a des consĂ©quences sur le dĂ©ficit public, mais chaque mesure nâemporte pas les mĂȘmes effets.
đ Comment se dĂ©compose le dĂ©ficit public ?
Lorsquâon Ă©voque le dĂ©ficit public, de quoi parle-t-on prĂ©cisĂ©ment ? Du dĂ©ficit de lâĂtat ? Du dĂ©ficit des rĂ©gimes de SĂ©curitĂ© sociale ? Du dĂ©ficit des collectivitĂ©s territoriales ? De tout en mĂȘme temps ?
Lorsque lâon parle du dĂ©ficit public sans plus de prĂ©cision, on Ă©voque normalement le solde dĂ©ficitaire de la somme des budgets de lâĂtat, des collectivitĂ©s territoriales, des rĂ©gimes de SĂ©curitĂ© sociale et des autres organismes publics gĂ©rĂ©s par lâĂtat. Si lâon regarde dans le dĂ©tail, on se rend compte que tous les budgets ne sont pas dĂ©ficitaires, mais que câest principalement le budget de lâAdministration publique centrale (lâĂtat, pour simplifier) qui en supporte la plus grande part.
Si dans ce graphique les chiffres sont indiqués en valeurs absolues, on parle souvent de ratio déficit public/PIB. En 2023, ce déficit a atteint -5,5 % du PIB.
Pourquoi cette donnée est importante ?
Au sein de lâUnion europĂ©enne (UE), les Ătats membres ont fixĂ© des rĂšgles de stabilitĂ© budgĂ©taire en prĂ©cisant quâun dĂ©ficit ne devrait pas excĂ©der 3 % du PIB et que la dette cumulĂ©e dâun Ătat ne devrait pas reprĂ©senter plus de 60 % de ce dernier.
đš Attention Ă ne pas confondre dĂ©ficit et dette ! Le dĂ©ficit est le solde dâun exercice donnĂ©, câest-Ă -dire la diffĂ©rence entre les recettes et les dĂ©penses dâune mĂȘme annĂ©e, lĂ oĂč la dette est le montant des emprunts Ă rembourser Ă un instant donnĂ©. Ăvidemment, si les dĂ©ficits se succĂšdent chaque annĂ©e, il va falloir emprunter de lâargent pour boucler le budget et donc, en consĂ©quence, augmenter la dette.
IndĂ©pendamment des critĂšres de stabilitĂ© fixĂ©s par lâUE, les marchĂ©s financiers nâaiment pas beaucoup non plus lorsque la dette sâenvole de maniĂšre inconsidĂ©rĂ©e.
Pourquoi ?
Tant que l'Ătat peut rembourser ses emprunts sans que les intĂ©rĂȘts de la dette n'absorbent une part excessive de son budget, la situation reste gĂ©rable. Cependant, si les intĂ©rĂȘts augmentent, cela limite l'action gouvernementale, risquant une escalade d'emprunts jusqu'Ă une incapacitĂ© de remplir ses fonctions, du fait d'une dette Ă©crasante.
La composition des crĂ©anciers (particuliers, Ătats Ă©trangers, fonds d'investissement) prĂ©sente Ă©galement des risques spĂ©cifiques, mais c'est un sujet distinct.
Concernant la SĂ©curitĂ© sociale, bien que des graphiques montrent des excĂ©dents, il est rapportĂ© un dĂ©ficit de 10,8 milliards dâeuros en 2023. Ce dĂ©ficit global masque des rĂ©alitĂ©s diffĂ©rentes par branche :
Branche Maladie : -11,1 milliards dâeuros
Branche Famille : 1 milliard dâeuros
Branche Accidents du travail/Maladies professionnelles : 1,4 milliard dâeuros
Branche Vieillesse : -2,6 milliards dâeuros
Branche Autonomie : -0,6 milliard dâeuros
La situation de la Sécurité sociale dépend donc de la branche concernée, ce qui complexifie la compréhension des comptes.
Et le solde des régimes obligatoires est systématiquement déficitaire depuis plus de 10 ans, comme le montre ce graphique.
De maniĂšre plus prĂ©cise, lâassurance maladie et lâassurance vieillesse sont les branches les plus dĂ©ficitaires. Câest la raison pour laquelle la rĂ©forme des retraites a Ă©tĂ© menĂ©e en 2023 (mĂȘme si cette derniĂšre sâavĂšre a priori insuffisante, compte tenu des prĂ©visions budgĂ©taires de la Cour des comptes). Reste Ă©galement le sujet de lâassurance maladie pour laquelle les dĂ©ficits demeurent extrĂȘmement Ă©levĂ©s.
Alors, comment les organismes de SĂ©curitĂ© sociale peuvent-ils ĂȘtre excĂ©dentaires lorsque lâon regarde ces chiffres ?
Ces chiffres sont liĂ©s au fait que dâautres Ă©lĂ©ments entrent dans le solde global des administrations de SĂ©curitĂ© sociale.
Ainsi, on prendra en considĂ©ration lâensemble des recettes et des dĂ©penses affectĂ©es aux organismes en charge de la protection sociale. En plus des branches Ă©voquĂ©es, cela concerne notamment les rĂ©gimes dâassurance chĂŽmage (UnĂ©dic) et de retraite complĂ©mentaire (AGIRC/ARRCO pour les salariĂ©s). Ces deux rĂ©gimes sont dâailleurs largement excĂ©dentaires pour 2023 (plus de 4 milliards dâeuros chacun).
Mais alors, si le solde global des organismes est excĂ©dentaire, câest positif et cela laisse des marges de manĆuvre ?
Oui et non. Il faut bien comprendre trois choses sur le sujet :
1 - En France, les cotisations sont prĂ©-affectĂ©es Ă une branche prĂ©cise : les cotisations vieillesse alimentent la Caisse des retraites, les cotisations allocations familiales alimentent la Caisse dâallocations familiales, etc. Nous raisonnons donc selon cette logique et câest compliquĂ© de tout mettre en commun. Mais les choses ont Ă©voluĂ© depuis plusieurs annĂ©es, ce qui met beaucoup de flou Ă ce principe. En effet, la CSG (contribution sociale gĂ©nĂ©ralisĂ©e) nâest pas prĂ©-affectĂ©e et finance en rĂ©alitĂ© un peu toutes les branches de la SĂ©curitĂ© sociale et mĂȘme lâassurance chĂŽmage depuis 2018.
Pour bien le comprendre, jâavais rĂ©alisĂ© cette infographie expliquant Ă quoi servait la CSG prĂ©levĂ©e sur les revenus dâactivitĂ©.
Mais mĂȘme si la CSG donne un peu de souplesse dans lâaffectation dâune partie des recettes, la pĂ©rĂ©quation ne peut pas sâopĂ©rer avec lâensemble des branches, dâautant que certaines Caisses sont encore gĂ©rĂ©es par les partenaires sociaux (reprĂ©sentants de salariĂ©s et dâemployeurs) au grand dam de lâĂtat. Câest le cas notamment de lâAGIRC/ARRCO, mais câest de moins en moins le cas pour lâassurance chĂŽmage.
2 - MĂȘme si le solde global de lâensemble des administrations de SĂ©curitĂ© sociale est excĂ©dentaire, la dette sociale, elle, est Ă©norme. Dâailleurs, pour la rembourser, nous payons tous les mois une contribution ! Il sâagit principalement de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) et dâune petite partie de la CSG. Ces prĂ©lĂšvements sont affectĂ©s Ă la CADES (Caisse de remboursement de la dette sociale) dont lâobjectif est dâamortir le poids de la dette en lâĂ©talant dans le temps. De maniĂšre trĂšs concrĂšte, cet organisme va lever de lâargent sur les marchĂ©s pour financer la dette du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de SĂ©curitĂ© sociale. Ces emprunts seront ensuite remboursĂ©s grĂące Ă la CRDS et Ă une partie de la CSG. Aggraver les dĂ©ficits des Caisses engendrerait donc une augmentation de ces emprunts et des contributions Ă payer pour rembourser cette derniĂšre.
3 - Il existe de nombreuses exonĂ©rations de cotisations sociales sur les salaires qui profitent aux entreprises et qui ont pour but de soutenir lâemploi. Ces exonĂ©rations, votĂ©es par le Parlement, nâont pas dâincidence sur les rĂ©gimes de SĂ©curitĂ© sociale, mais sur le budget de lâĂtat (sauf dans quelques cas oĂč il nâexiste pas de compensation). En effet, lorsque lâĂtat dĂ©cide dâexonĂ©rer les bas salaires dâun grand nombre de cotisations sociales, il verse une compensation du manque Ă gagner aux caisses de SĂ©curitĂ© sociale. Du coup, cela entretient un flou sur lâĂ©quilibre rĂ©el des comptes de SĂ©curitĂ© sociale. Si lâĂtat ne procĂ©dait pas ainsi, sa dette propre serait bien plus faible, mais les comptes de la SĂ©curitĂ© sociale seraient bien plus dans le rouge, dĂ©montrant ainsi lâinadĂ©quation forte entre les cotisations sociales prĂ©levĂ©es et les prestations versĂ©es. Mais comme ces exonĂ©rations sont vues comme des subventions Ă lâemploi prenant la forme dâune exonĂ©ration de cotisations sociales, câest lâĂtat qui en supporte ce coĂ»t.
Ces exonĂ©rations reprĂ©sentaient, en 2022, 78,8 milliards dâeuros dont voici la rĂ©partition :
Ă lâarrivĂ©e, vous le comprenez, les mesures liĂ©es Ă notre systĂšme de protection sociale ont directement une incidence sur le dĂ©ficit public en impactant soit les caisses des organismes de SĂ©curitĂ© sociale, soit celles de lâĂtat.
Maintenant que tout cela est dit, faisons le lien avec les propositions des différents partis politiques.
Proposition de Renaissance : une prime de partage de la valeur (PPV) de 10 000 âŹ, versĂ©e mensuellement
Actuellement, les entreprises ont la possibilitĂ© de verser une prime de partage de la valeur jusquâĂ 3000 ⏠par salariĂ© par an, voire jusquâĂ 6000 ⏠par salariĂ© par an si lâentreprise distribue dĂ©jĂ une prime dâintĂ©ressement.
Par ailleurs, cette prime ne peut ĂȘtre versĂ©e quâau mieux, trimestriellement.
Ce dispositif est trĂšs intĂ©ressant actuellement pour les entreprises de moins de 50 salariĂ©s. En effet, de 2024 Ă 2026, ce dispositif bĂ©nĂ©ficie encore dâexonĂ©rations totales sur le plan fiscal et social sous rĂ©serve de respecter les conditions suivantes :
Ne pas dĂ©passer 3000 ⏠de prime versĂ©e (ou 6000 ⏠si lâentreprise bĂ©nĂ©ficie Ă©galement dâun accord dâintĂ©ressement) ;
Le salarié ne doit pas avoir perçu une rémunération supérieure à 3 fois le montant du Smic au cours des 12 derniers mois précédant le versement de la PPV (prime de partage de la valeur) ;
Le versement de la PPV doit avoir lieu avant le 31 décembre 2026.
Pour les entreprises comptant au moins 50 salariés, le régime demeure avantageux :
Exonération de forfait social pour les entreprises de moins de 250 salariés ;
ExonĂ©ration de cotisations sociales salariales, Ă lâexception de la CSG/CRDS ;
ExonĂ©ration dâimpĂŽt sur le revenu uniquement en cas dâaffectation sur un PEE ou un PERCOL.
Pour le dire autrement, les salariĂ©s paient en plus de la CSG/CRDS et doivent bloquer lâargent sur un PEE ou un PERCOL pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier des avantages fiscaux.
Dans le cadre de la proposition de Renaissance, une question se pose : quel sera le rĂ©gime fiscal et social de cette prime ? On peut supposer quâil sera identique Ă celui prĂ©vu aujourdâhui pour les entreprises de plus de 50 salariĂ©s, puisquâil sâagit dĂ©sormais du rĂ©gime de âdroit communâ par rapport aux rĂšgles applicables aux entreprises de moins de 50 salariĂ©s qui sont dĂ©rogatoires.
Ainsi, les salariĂ©s ayant un niveau dâimposition faible nâauront pas grand intĂ©rĂȘt Ă bloquer la prime de partage de la valeur puisque lâĂ©conomie dâimpĂŽt associĂ©e sera moins importante. Inversement, plus la tranche marginale dâimposition des salariĂ©s est importante, plus ces derniers auront intĂ©rĂȘt Ă bloquer la PPV, ce qui ne permet pas un gain de pouvoir dâachat immĂ©diat.
Jâai tĂąchĂ© dâillustrer cela Ă travers cette infographie en comparant lâintĂ©rĂȘt de la PPV par rapport Ă du salaire en distinguant les rĂ©gimes applicables dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s (rĂ©gime applicable jusquâĂ fin 2026) et dâau moins 50 salariĂ©s.
Quelle sera lâinfluence sur les finances publiques ? Pour juger de la soutenabilitĂ© dâune telle mesure, il faut se poser la question de lâincidence en matiĂšre de cotisations sociales. Ces sommes nâaugmenteront pas les droits Ă la retraite des salariĂ©s puisque la PPV nâentre pas dans le calcul des pensions de retraite. Par ailleurs, elle nâouvre pas non plus de droits au chĂŽmage. En ce sens, il y a une cohĂ©rence avec l'exonĂ©ration de cotisations.
Cependant, si les entreprises font le choix de verser davantage de prime de partage de la valeur en lieu et place dâaugmentation de salaire brut, cela aura des incidences certaines sur les rentrĂ©es fiscales et les recettes des caisses de SĂ©curitĂ© sociale (notamment sur les cotisations maladie, allocations familiales, dĂ©pendances). Lâapplication de la CSG/CRDS pourrait compenser un peu cet aspect.
Combien cela coûterait aux finances publiques ? Difficile à estimer de maniÚre précise, car cela dépendra aussi de la pratique des entreprises. Souhaiteront-elles verser davantage grùce au rehaussement du plafond alors que la moyenne en 2023 était de 885 ⏠et ne concernait que 25 % des établissements du secteur privé ?
Lâinstitut Montaigne table sur un coĂ»t pour les finances publiques compris entre 1 et 3 milliards dâeuros, quand les Ă©quipes du parti Renaissance tablent plutĂŽt sur 400 millions dâeuros.
Proposition du Nouveau Front Populaire : passer le Smic à 1600 ⏠net
Lâobjectif de cette proposition consiste Ă augmenter de maniĂšre discrĂ©tionnaire le Smic de 1766,93 ⏠brut Ă 2000 ⏠brut, soit 1600 ⏠net. La hausse du Smic brut serait donc dâenviron 13,2 %.
Concernant le montant de 1600 ⏠net, il dĂ©pendrait en rĂ©alitĂ© grandement des contributions conventionnelles que chaque entreprise prĂ©lĂšve sur le brut (cotisations de mutuelle, cotisations de prĂ©voyanceâŠ) qui peuvent varier dâun secteur Ă lâautre ou dâune entreprise Ă lâautre. Bref, les 1600 ⏠nets (avant impĂŽt sur le revenu Ă©ventuel) seraient plus un ordre dâidĂ©e quâun montant prĂ©cis, puisque le dĂ©cret qui fixe la valeur du Smic indique toujours le montant brut.
Une fois ces éléments précisés, regardons ce que cette augmentation aurait comme incidence.
Aujourdâhui, la hausse du Smic est indexĂ©e sur lâinflation. Dans de rares cas, le gouvernement accorde des âcoups de pouceâ permettant de revaloriser le Smic de maniĂšre un peu plus importante que lâinflation.
â PremiĂšre incidence : cela va avoir de fortes rĂ©percussions sur les coĂ»ts de production des entreprises, notamment dans les secteurs employant de la main-dâĆuvre faiblement qualifiĂ©e. Rappelons aujourdâhui que 17 % des salariĂ©s français sont rĂ©munĂ©rĂ©s au niveau du Smic.
Comment vont réagir les entreprises face à cette mesure ?
Pour les entreprises dont lâactivitĂ© nâest pas dĂ©localisable (services Ă la personne, propretĂ©, sĂ©curitĂ©, restauration, hĂŽtellerie, transport logistiqueâŠ), il est probable que cette hausse soit rĂ©percutĂ©e sur les prix de vente, ce qui pourrait faire repartir Ă la hausse lâinflation.
Dans les secteurs soumis Ă une concurrence rude sur les coĂ»ts de production et dont la production pourrait ĂȘtre dĂ©localisable, la question de lâimpact sur lâemploi se pose. Avec quelles incidences concrĂštes ? Difficile Ă prĂ©dire.
â DeuxiĂšme incidence : cela entraĂźnera probablement une revalorisation gĂ©nĂ©rale des salaires. En effet, les conventions collectives fixent des grilles de minima conventionnels. Les premiers Ă©chelons de cette grille dĂ©marrent gĂ©nĂ©ralement autour du Smic (certains sont mĂȘme en dessous, câest donc le Smic qui sâapplique pour ces premiers Ă©chelons).
Une hausse si significative du Smic impliquerait que de nombreux Ă©chelons soient rĂ©munĂ©rĂ©s au mĂȘme salaire. Or, sâil sâagit dâĂ©chelons diffĂ©rents, câest principalement parce que le niveau de qualification et de responsabilitĂ©s associĂ© est diffĂ©rent, ce qui justifie donc des rĂ©munĂ©rations diffĂ©rentes. Socialement, il serait donc particuliĂšrement injuste de rĂ©munĂ©rer ces diffĂ©rents Ă©chelons avec un salaire identique.
Les branches professionnelles et les entreprises seraient donc contraintes de revaloriser leurs rĂ©munĂ©rations, mais avec quelles marges de manĆuvre financiĂšres ? Cela risque de mettre sous pression certains secteurs oĂč les marges sont dĂ©jĂ trĂšs rĂ©duites.
â TroisiĂšme incidence : de maniĂšre contre-intuitive, cette mesure va coĂ»ter aux finances publiques, car un grand nombre dâexonĂ©rations de cotisations sont indexĂ©es sur le Smic. Et, comme je lâindiquais dans la premiĂšre partie, ces exonĂ©rations sont compensĂ©es par lâĂtat auprĂšs des caisses du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de SĂ©curitĂ© sociale. Si le Smic augmente, le montant, en valeur absolue, des exonĂ©rations augmentent et lâĂtat devra donc payer davantage de compensations aux caisses de SĂ©curitĂ© sociale.
Pour éviter ce mécanisme, il faudrait réduire le taux de ces exonérations, ce qui renchérirait alors, à nouveau, le coût des contributions des entreprises et donc le coût global du travail.
Du cĂŽtĂ© des recettes, ces augmentations de salaire pourraient avoir une incidence positive sur les rentrĂ©es fiscales, notamment au niveau de la TVA, puisque les mĂ©nages les plus modestes pourraient consommer davantage grĂące Ă la hausse substantielle de leur pouvoir dâachat. Cela pourrait Ă©galement profiter aux entreprises qui pourraient augmenter leurs ventes et compenser ainsi cette hausse de coĂ»t du salaire.
Cependant, il est difficile dâavoir une idĂ©e prĂ©cise de la maniĂšre dont tous ces Ă©quilibres se mettraient en place et il est probable que certains secteurs dâactivitĂ© ou tailles dâentreprises souffriraient plus que dâautres (notamment les artisans et les TPE). Lâimpact global sur lâemploi est assez incertain.
Quant aux coĂ»ts pour les finances publiques, lâInstitut Montaigne lâĂ©value Ă 3,5 milliards dâeuros/an.
Proposition du Rassemblement National : exonérer les entreprises de cotisations patronales sur les hausses de 10 % des grilles de salaires pour tous les salariés sous 3 Smic.
Cette mesure rĂ©sulte dâune proposition faite en 2022 par le Rassemblement National.
Quel est le mécanisme ?
LâidĂ©e est dâinciter les entreprises Ă augmenter les salaires grĂące Ă une exonĂ©ration de cotisations patronales sur ces hausses. Ainsi, la hausse de salaire ne reprĂ©senterait que le coĂ»t du salaire brut versĂ© aux salariĂ©s.
Cette mesure prĂ©senterait un intĂ©rĂȘt supplĂ©mentaire pour les entreprises proposant des salaires dĂ©jĂ assez Ă©levĂ©s.
En effet, un salariĂ© payĂ© autour de 2,5 fois le Smic a un taux de contributions patronales compris gĂ©nĂ©ralement entre 35 % et 38 % (le taux varie en fonction de la taille de lâentreprise).
Ă lâinverse, les entreprises qui rĂ©munĂšrent leurs salariĂ©s au niveau du Smic, ou lĂ©gĂšrement au-dessus, bĂ©nĂ©ficient de maniĂšre importante de rĂ©duction de cotisations patronales, appelĂ©es exonĂ©rations gĂ©nĂ©rales de cotisations. Ces rĂ©ductions sont dâautant plus importantes que le salaire est proche du Smic. Au niveau du Smic, lâentreprise paie, gĂ©nĂ©ralement lâĂ©quivalent de 5-8 % de contributions patronales, liĂ©es notamment Ă la mutuelle, Ă la prĂ©voyance et Ă quelques contributions additionnelles qui ne rentrent pas dans lâassiette des exonĂ©rations.
ConsĂ©quence, lorsquâun salariĂ© payĂ© 2,5 fois le Smic augmente son salaire de 1000 âŹ, elle Ă©conomisera 350 ⏠à 380 ⏠de cotisations grĂące Ă ce dispositif.
Si câest un salariĂ© payĂ© au niveau du Smic, lâĂ©conomie sera moindre.
Dans les deux cas, ce dispositif demeure avantageux pour les entreprises puisquâil rĂ©duit le coĂ»t du travail pour les tranches visĂ©es.
Quelles incidences en pratique ?
Un tel dispositif pourrait gĂ©nĂ©rer dâimportants effets dâaubaine puisque les entreprises profiteraient de ce dispositif pour des augmentations quâelles auraient accordĂ©es dans tous les cas : elles nâauraient quâĂ concentrer les hausses de salaire sur une mĂȘme annĂ©e plutĂŽt que de les Ă©taler dans le temps. Ă lâarrivĂ©e, il nâest pas certain que cette baisse du coĂ»t entreprise se traduise par une hausse des salaires plus importante cĂŽtĂ© salariĂ©. LâĂ©conomie gĂ©nĂ©rĂ©e par la baisse du coĂ»t des contributions patronales pourrait donc bĂ©nĂ©ficier surtout aux entreprises.
Quant Ă lâincidence sur les finances publiques, il est difficile Ă Ă©valuer compte tenu de lâincertitude du nombre dâentreprises utilisant ce dispositif chaque annĂ©e. LâInstitut Montaigne l'Ă©value Ă 800 millions dâeuros en 2025 et Ă 12 milliards dâeuros de coĂ»t cumulĂ© sur 5 ans.
Conclusion : les dispositifs Ă©voquĂ©s restent relativement flous quant aux conditions dâapplication techniques, ce qui pourrait avoir des incidences sur le coĂ»t Ă©voquĂ©. En outre, une grande partie de ces mesures nĂ©cessitent la promulgation dâune loi votĂ©e par lâAssemblĂ©e nationale, qui impliquerait donc lâobtention dâune majoritĂ©. En lâabsence dâune majoritĂ© absolue, il serait difficile dâaboutir Ă la mise en place de ces mesures.
Dans le cas de lâabsence dâune majoritĂ© absolue, nous pourrions voir de nouvelles propositions plus consensuelles, Ă moins que nous ne constations un blocage complet du processus lĂ©gislatif sur ces sujets, ce qui imposerait aux entreprises et aux salariĂ©s de se contenter des dispositifs en place.
Immobilier
[YOANN] Le texte qui suit a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par MylĂšne et publiĂ© dans la newsletter Snowball - Igloo dâhier (rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s Snowball+) :
[MYLĂNE] Voici ci-dessous un rĂ©capitulatif des programmes, bien sĂ»r purement factuel et garanti sans consignes de vote.
Je vous laisse avec ces pistes de rĂ©flexion et vous propose dâen dĂ©battre (avec respect et bienveillance) en commentaires ! đż
Ă noter : Ă lâheure oĂč jâĂ©cris ces lignes, nous sommes encore beaucoup dans le flou, en attente de la publication des documents officiels. Certaines des propositions listĂ©es ci-dessous ont Ă©tĂ© annoncĂ©es tout rĂ©cemment pour les lĂ©gislatives, dâautres sont tirĂ©es des sites officiels des partis ou encore de prĂ©cĂ©dentes propositions formulĂ©es sur les deux derniĂšres annĂ©es. Tout nâest pas encore totalement Ă©tabli pour ces lĂ©gislatives.
Le Nouveau Front Populaire
Voici les mesures dévoilées le 14 juin lors de la présentation du nouveau programme commun du NFP :
Construire 200 000 logements publics par an pendant cinq ans, aux normes Ă©cologiques ;
Durcissement des sanctions pour les communes qui ne respectent pas le quota de logements sociaux ;
Abrogation de la loi anti-squat (la loi Kasbarian mise en place en juillet dernier pour faciliter les expulsions de locataires en situation dâimpayĂ©s) ;
Interdiction des expulsions locatives pour impayés sans proposition de relogement ;
RĂ©quisition des logements vides pour loger les sans-abris ;
Ouverture du PTZ (prĂȘt Ă taux zĂ©ro) Ă tous les primo-accĂ©dants ;
Encadrement des loyers : plafonnement obligatoire des loyers dans les zones tendues ;
Créer une garantie universelle des loyers pour sécuriser les propriétaires et les locataires ;
Assurer lâisolation complĂšte des logements, en renforçant les aides pour tous les mĂ©nages ;
Lutter contre les discriminations raciales dans l'accĂšs au logement et renforcer les sanctions ;
Rétablir l'impÎt de solidarité sur la fortune (ISF), renforcé avec un volet climatique ;
Revaloriser les APL (allocations pour le logement) de 10 %.
Note sur lâencadrement des loyers : lâencadrement des loyers sâapplique aujourdâhui dans les zones tendues (fort manque de logements qui a tirĂ© les prix vers le haut) afin de limiter le montant de loyer possible. Dans les grandes villes françaises, il a fait chuter le nombre de logements en location pour lâinstant, ainsi que le dĂ©taille lâĂ©tude du Monde ici. Ă Paris, il a diminuĂ© de moitiĂ© entre 2021 et 2024. Ă Lille et Ă Montpellier, la chute atteint prĂšs du tiers, tandis quâelle est dâun quart Ă Lyon. Enfin, Bordeaux affiche -40 % dâoffres de location sur la mĂȘme pĂ©riode.
Ensemble (majorité présidentielle)
Dans son projet publié le 20 juin 2024, la majorité présidentielle propose :
LâexonĂ©ration des frais de notaire pour lâachat dâun premier logement pour les âclasses moyennesâ, pour une valeur infĂ©rieure Ă 250 000 ⏠;
Note sur les frais de notaire : les "frais de notaire" dans lâancien sont dâenviron 8 % du prix de vente du bien. Le notaire nâen perçoit en rĂ©alitĂ© quâune petite partie pour lui-mĂȘme (1 %), il collecte le reste au nom de lâĂtat (environ 5,8 % de droits de mutation des dĂ©partements et communes). Il y a Ă©galement des frais de dĂ©bours pour les formalitĂ©s et frais divers, ainsi quâune contribution de sĂ©curitĂ© immobiliĂšre (taxe pour la publicitĂ© fonciĂšre). Reste Ă savoir si seuls les droits de mutation et frais annexes seront rĂ©ellement exonĂ©rĂ©s, ou bien les Ă©moluments du notaire Ă©galement (dans ce cas couverts par le contribuable ?).
Un fonds de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique serait crĂ©Ă© Ă destination des classes âmoyennes et populairesâ avec pour objectif de rĂ©nover 300 000 nouveaux logements d'ici 2027. Il serait financĂ© par une taxe sur les rachats dâactions ;
Simplifier les démarches pour la rénovation énergétique (comme MaPrimeRénov) ;
CrĂ©er "une garantie de loyers pour faciliter la location tout en rassurant les propriĂ©taires" et qui sâinspirera de la garantie Visale ;
Construire 350 000 nouveaux logements étudiants dont 10 000 en résidences CROUS.
Les RĂ©publicains
Voici les propositions présentées en mars dernier et reprises dans le cadre des législatives :
Annuler lâinterdiction de mise en location des logements mal classĂ©s (les âpassoires Ă©nergĂ©tiquesâ) comme prĂ©vu entre 2025 et 2028, afin de maintenir sur le marchĂ© locatif plus de 5 millions de logements ;
Mettre en place un crĂ©dit dâimpĂŽt carbone pour aider Ă la rĂ©novation des passoires Ă©nergĂ©tiques ;
Permettre aux investisseurs locatifs de déduire de leur impÎt sur le revenu les coûts d'acquisition et de travaux ;
Mettre en place la dĂ©ductibilitĂ© des intĂ©rĂȘts dâemprunt de lâimpĂŽt sur le revenu pour lâachat de sa rĂ©sidence principale ;
Simplifier les baux et faciliter les expulsions en cas dâimpayĂ©s ou de squat ;
Fin du bail Ă vie pour le logement social ;
Autoriser des donations supplémentaires jusqu'à 100 000 ⏠par parent ou grand-parent, exonérées de droits, pour financer des projets immobiliers (acquisition de résidence principale ou transition thermique du logement) ;
Assouplir les contraintes de ZAN (zéro artificialisation nette) pour faciliter la construction de logements neufs, en priorité nationale ;
Inciter les maires à construire des logements en attribuant aux communes une part des recettes de TVA collectée sur la construction de logements.
Note sur les passoires Ă©nergĂ©tiques : face aux enjeux climatiques, le calendrier dâinterdiction relatif aux biens Ă©nergivores (DPE en E Ă G) est entrĂ© en vigueur lâannĂ©e derniĂšre. Un gel des loyers est dĂ©jĂ appliquĂ© pour les logements classĂ©s F et G. Les logements en G seront interdits Ă la location Ă partir du 1er janvier prochain. En 2028, ce sera au tour des logements classĂ©s F et en 2034 des E. RĂ©cemment, le mode de calcul du DPE a Ă©tĂ© revu, car il Ă©tait dĂ©favorable aux petites surfaces. Beaucoup dâentre elles devraient donc gagner une lettre.
Le Rassemblement National
Voici les propositions du programme de 2022 mises en avant sur leur site web :
PrĂ©fĂ©rence nationale dans lâattribution des logements sociaux ;
Construction de 100 000 logements sociaux par an, dont 20 000 spécifiquement destinés aux étudiants et aux jeunes travailleurs ;
RĂ©vision de la loi SRU qui impose Ă certaines communes un quota de HLM ;
Réformer la directive sur les passoires thermiques, jugée trop stricte ;
Lancement d'un plan de réhabilitation de l'habitat ancien, avec des aides pour encourager la rénovation des logements existants ;
Supprimer l'IFI (impĂŽt sur la fortune immobiliĂšre) et le remplacer par un impĂŽt sur la fortune financiĂšre (IFF) ;
Mise en place d'un fonds de garantie des loyers afin de sécuriser les revenus des propriétaires en cas d'impayés, tout en encourageant la mise en location de biens immobiliers.
Note sur lâIFI : lâimpĂŽt sur la fortune immobiliĂšre, qui remplace lâISF depuis 2018, sâapplique sur le patrimoine immobilier dont la valeur nette dĂ©passe 1 300 000 âŹ. La rĂ©sidence principale fait lâobjet dâun abattement de 30 % sur sa valeur. Les loueurs en meublĂ© professionnels (LMP) sont exonĂ©rĂ©s dâIFI sous certaines conditions (restrictives).
ReconquĂȘte
Voici les propositions de 2022 :
Exonérer des frais de notaire les primo-accédants jusqu'à 250 000 ⏠;
Obliger les banques à assouplir leurs conditions d'obtention des crédits immobiliers ;
Abroger la loi SRU et mettre fin au financement de logements sociaux dans les villes qui en comptent déjà plus d'un tiers ;
Expulser tous les squatteurs en moins de 72 heures, grùce au recours obligatoire à la force publique par les préfets ;
Réserver aux Français, en priorité les plus modestes, l'attribution des logements sociaux.
Note sur la loi SRU : l'article 55 de la loi SRU impose depuis 2000 Ă certaines communes de disposer d'un nombre minimal de logements sociaux (environ 20 Ă 25 % selon les cas). La loi SRU est un outil qui favorise le logement social comme un service d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et un instrument de la mixitĂ© sociale. Dans les faits, elle nâest pas appliquĂ©e partout en raison de diffĂ©rents amĂ©nagements qui ont rendu son application complexe.
Ce qui mâinquiĂšte, câest que de nombreuses mesures sont prĂ©sentĂ©es sans aucune prĂ©cision sur leur financement. EspĂ©rons juste quâon ne subira pas dâaugmentations surprises (au hasard, la taxe fonciĂšre) pour les compenser.
Quoi quâil en soit, ces Ă©lections lĂ©gislatives seront dĂ©terminantes pour lâavenir du logement et de lâinvestissement locatif en France.
Conclusion et ressources supplémentaires
Vous ĂȘtes encore lĂ ?!
Pas Ă©vident ces histoires de politique, nâest-ce pas ?
Comme indiquĂ© dans cette Ă©dition, si lâAssemblĂ©e nationale est ingouvernable, peu de choses promises dans ces programmes risquent de voir le jour⊠On sera un peu au point mort avant dâattendre de prochaines Ă©lections.
Et comme nous le fait intelligemment remarquer LâEsprit Critique, la dissolution de l'AssemblĂ©e nationale montre que le pouvoir est peut-ĂȘtre un peu trop concentrĂ© entre les mains d'une seule personne, le prĂ©sident de la RĂ©publique.
Cela pose la question lĂ©gitime de savoir si c'est une bonne chose pour la dĂ©mocratie. Est-ce quâon ne pourrait pas rĂ©flĂ©chir Ă d'autres maniĂšres de prendre les dĂ©cisions politiques, avec plus de participation des citoyens ?
Malheureusement, nous ne pouvons pas tout couvrir en une seule newsletter, donc si vous souhaitez aller plus loin, voici trois petites ressources qui pourraient vous intéresser :
La fameuse vidĂ©o de LâEsprit Critique ;
Si vous souhaitez comparer tous les programmes des partis de façon exhaustive sur lâensemble des thĂ©matiques, MylĂšne a trouvĂ© ce comparateur qui est mis Ă jour en temps rĂ©el ;
Un petit comparateur de lâInstitut Montaigne qui nous parle des coĂ»ts potentiels des diffĂ©rents programmes.
Et comme toujours, nâhĂ©sitez pas Ă rĂ©agir dans les commentaires tout en restant bienveillants tant que possible. La politique peut vite dĂ©clencher des rĂ©actions extrĂȘmes (je nâai jamais trop compris pourquoi dâailleurs⊠à creuser).
Et nâoubliez pas dâaller voter dimanche. :)
Bonne soirĂ©eâĂ toutes et Ă tous et Ă trĂšs vite !
Yoann â€ïž